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15 septembre 2026

Comment décorer sa maison avec ses souvenirs de voyage

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Il y a ce tiroir. Vous savez, celui qu’on ouvre rarement, où s’entassent une jolie carte de Lisbonne, une pierre ramassée sur une plage grecque, un éventail jamais déplié de Barcelone et deux ou trois bracelets tressés qui ont perdu leurs couleurs. On les a achetés avec le cœur, sur le moment, persuadés qu’ils allaient nous ramener un peu de cette lumière-là chez nous. Et puis non. Ils ont fini oubliés, comme si le voyage s’arrêtait à la valise. 

Après des années à courir les Cyclades, les Canaries, le Portugal ou les criques bretonnes et après avoir passé de longs mois à rénover une maison du sol au plafond, j’ai fini par comprendre un truc tout simple : un souvenir de voyage n’a de valeur que s’il vit avec vous. Pas dans un tiroir. Dans votre salon, sur votre table, dans la lumière du matin.

Je vous explique comment je m’y prends pour que mes souvenirs restent palpables …

9 souvenirs sur 10 finissent dans un tiroir

Soyons honnêtes : la plupart des souvenirs qu’on achète en voyage sont des achats d’émotion pure. On est dans un marché, il fait chaud, on a envie de rapporter quelque chose de ce moment précis. Le problème, c’est qu’on achète pour l’instant présent, jamais pour le salon qui nous attend à 2000 kilomètres de là.

Résultat : l’objet ne va avec rien. Il jure avec la déco existante, il ne correspond à aucune fonction, et il finit relégué sur une étagère du bureau, puis dans un carton, puis nulle part.

La bonne nouvelle, c’est que ça se corrige facilement, à condition de changer une seule habitude : se poser trois questions avant d’acheter, pas après.

3 questions à se poser avant d’acheter un souvenir

1. Est-ce que je m’en servirai vraiment ? Un plat en céramique dans lequel je servirai le petit-déjeuner vaut mille fois plus qu’une statuette qui prendra la poussière. Je privilégie systématiquement les objets qui ont un usage : linge de table, vaisselle, plaid, panier.

2. Est-ce beau tout seul, sans l’histoire qui va avec ? Sur place, tout paraît magique parce que le contexte fait le travail : la lumière, l’odeur, la musique. Rentrée chez moi, je me demande toujours : si je ne savais pas d’où vient cet objet, le trouverais-je beau ? Si la réponse est non, je repose l’objet.

3. Est-ce que je peux imaginer où il ira, précisément ? Pas « quelque part dans le salon » mais un endroit précis. Sur le buffet de l’entrée. Au-dessus du canapé. Dans la salle de bain. Si je ne vois pas la place immédiatement, c’est souvent le signe que l’objet ne trouvera jamais sa place.

Une assiette, un bol, un porte monnaie artisanal … sont autant de souvenirs qui traversent le mieux le temps parce qu’ils ont une fonction. Je ne les mets pas en scène, je les utilise, pour de vrai.

Quant aux petits souvenirs composés de matières naturelles, je pense qu’il faut les manier avec prudence. Bois flotté de la Côte Sauvage de Quiberon, galets, coquillages, petite feuille de Brocéliande … sont autant de souvenirs naturels et paradoxalement les plus difficiles à intégrer, parce qu’ils demandent une vraie mise en scène pour ne pas ressembler à un fourre-tout de plage. Ma règle : jamais plus de trois objets bruts regroupés ensemble, dans un contenant qui leur donne une cohérence : un plateau, une coupelle, un simple bocal en verre.

Le macchiato du dimanche matin dans une tasse rapportée de Los Angeles a vraiment une saveur spéciale, croyez-moi.

Enfin, je dirai que la photo est le souvenir le plus puissant et le plus sous-exploité ! C’est LE format que je trouve le plus négligé. On prend des centaines de photos en voyage et elles finissent… nulle part, coincées dans un téléphone.

Après avoir découvert le Festival Photo de Martagny et réalisé la puissance d’un tirage grand format planté en pleine nature, j’ai changé ma façon de faire : je choisis une seule photo en haute qualité parmi tous mes voyages en harmonie avec l’ambiance colorimétrique d’une pièce, je la fais imprimer en grand format, je sélectionne un cadre dont la couleur est adaptée avec le sol (terre cuite, moquette en laine, bois clair, bois foncé) puis je la positionne sur le mur.

Quand j’ai finalisé la rénovation entière d’une maison à la campagne, j’en ai tiré de nombreux enseignements que je partage dans La joie de rénover, et je me suis rendu compte que les pièces les plus réussies n’étaient jamais celles qui suivaient une tendance Pinterest à la lettre, mais celles qui racontaient quelque chose en lien avec l’ambiance souhaitée : dynamique, naturelle, spectaculaire …

Les erreurs à éviter

  • Tout garder. Un souvenir qui ne trouve pas sa place au bout de six mois ne la trouvera jamais. Autant l’offrir ou le donner.
  • Mélanger les styles sans fil conducteur. Une pièce marocaine, un masque africain et une lanterne japonaise dans la même étagère créent un joyeux bazar plutôt qu’un récit. Choisissez une palette de couleurs ou de matières communes pour que l’ensemble tienne debout.
  • Transformer une pièce entière en sanctuaire d’un seul voyage. Sauf si c’est totalement assumé (et réussi), ça vieillit mal et ça enferme la déco dans le temps.

Ma méthode la plus simple, et sans doute la plus efficace : attribuer une zone précise de la maison à chaque destination marquante, plutôt que de disperser les souvenirs un peu partout. Une étagère pour la Bretagne (le bois flotté de Quiberon, une photo de Carnac). Un mur pour la Grèce. Un plateau sur la table basse pour le Portugal. Cette contrainte, presque un jeu, m’oblige à trier, et transforme chaque zone en un petit chapitre plutôt qu’en capharnaüm de vacances.

Au fond, ramener un voyage à la maison, ce n’est pas rapporter un objet. C’est décider de la place à lui donner dans son quotidien. Un souvenir qui traîne dans un tiroir n’a pas voyagé jusqu’à vous : il a juste changé de pays d’oubli.

Qu’en pensez-vous ? Je suis curieuse de connaître votre manière de faire sur ce sujet !

Photos réalisées lors de mon voyage à Istanbul

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1 septembre 2026

La joie de rénover

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Il nous aura fallu de longs mois pour finaliser la rénovation complète d’une maison ancienne dans l’idée d’en faire un espace agréable et d’y abriter de nombreuses fonctions complémentaires entre espace bureau et espace de loisirs.

On parle souvent de la rénovation comme d’un parcours semé d’embûches : les travaux qui s’éternisent, les budgets qui dérapent, les artisans à coordonner, les décisions à prendre presque chaque jour. Tout cela est bien réel. Mais il existe une autre manière de regarder un projet de rénovation. Et si rénover pouvait aussi être une aventure joyeuse ?

Lorsque l’on entreprend des travaux, on ne transforme pas seulement des mètres carrés. On imagine une nouvelle façon d’habiter, de circuler, de recevoir, de vivre au quotidien. Une pièce sombre peut devenir un lieu où l’on aime passer du temps. Une vieille cuisine peut retrouver une seconde vie. Un jardin oublié peut redevenir propice à l’abondance.

Et, peu à peu, la maison commence à nous ressembler. C’est cette dimension profondément humaine de la rénovation que j’ai voulu explorer dans mon livre La joie de rénover. Parce qu’au-delà des plans, des matériaux et des devis, rénover est une expérience faite de décisions, de découvertes, de doutes et de petites victoires. Et … une immense FIERTÉ !

Si vous avez un projet de rénovation, il est normal d’avoir des questions. Par où commencer ? Comment faire les bons choix ? Comment ne pas se laisser submerger ? Comment conserver son enthousiasme lorsque les difficultés apparaissent ?

Il n’existe évidemment pas de recette universelle.

Mais il est possible de changer de regard : considérer son chantier non comme une succession de contraintes, mais comme une occasion de créer, d’inventer et de donner une nouvelle histoire à un lieu.

C’est précisément l’esprit de La joie de rénover.

Un livre pour celles et ceux qui rêvent de transformer leur intérieur, pour les passionnés de maisons et de décoration, mais aussi pour tous ceux qui savent qu’une maison réussie n’est pas seulement belle : elle doit être vivante, personnelle et heureuse à habiter.

Alors, si vous êtes sur le point de vous lancer dans des travaux, ou si vous êtes déjà au cœur du chantier, gardez cette idée en tête :

Rénover, ce n’est pas seulement changer sa maison. C’est créer le cadre d’une nouvelle façon de vivre.

Alors, que vous souhaitiez rénover une pièce, moderniser votre maison ou simplement apprendre les bases du bricolage, ce livre est votre compagnon idéal pour réussir votre rénovation dans la joie et la sérénité. Avec “La joie de rénover”, chaque étape devient un plaisir : vous apprenez, créez et transformez votre maison en un espace unique qui vous ressemble.

Ce guide complet et motivant vous accompagnera du premier coup de pinceau jusqu’aux dernières touches décoratives !

Dans ce livre, vous découvrirez :

  • Comment préparer et planifier votre chantier pour avancer efficacement et sans surprises.
  • Les bases techniques et outils indispensables pour réaliser vos travaux en toute confiance.
  • Des méthodes pour organiser votre temps, votre budget et vos matériaux.
  • Des astuces pour les travaux de gros œuvre et les finitions, même si vous êtes débutant.
  • Des conseils pour décorer chaque pièce avec style et créativité, en mettant en valeur votre personnalité.
  • Des stratégies pour surmonter les obstacles, rester motivé et profiter pleinement de vos réussites.
  • Des annexes pratiques : checklists, guide d’outils, modèles de budget et idées DIY faciles et rapides.

 La joie de rénover est disponible broché sur Amazon. 

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18 août 2026

Où partir au soleil en septembre ?

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Septembre a quelque chose de magique. Quand l’été touche officiellement à sa fin, les vacances sont derrière nous pour beaucoup, mais je trouve que c’est justement l’un des meilleurs moments pour repartir quelques jours au soleil. Parce qu’après tout, l’été n’est pas obligé de s’arrêter le 31 août ! Les températures sont souvent plus agréables qu’en plein mois d’août, les plages sont moins bondées et, selon la destination choisie, les prix peuvent être plus doux. Alors, si vous avez encore quelques jours de congé et une furieuse envie de voir du bleu à la place du ciel gris, voici les destinations que je regarderais en priorité.

Mes idées pour prolonger l’été et prendre des vacances hors saison !

La Grèce : mon choix pour un vrai goût d’été

Si je devais choisir une destination pour septembre, la Grèce serait probablement tout en haut de ma liste.

Les Cyclades, la Crète ou encore Rhodes offrent généralement de très belles journées ensoleillées à cette période. Et surtout, on retrouve cette atmosphère estivale sans forcément subir les températures parfois étouffantes de juillet et août.

J’aime particulièrement l’idée de combiner quelques journées à la plage avec des villages blancs, de bonnes petites tavernes et des soirées à admirer le coucher du soleil.

Pour qui ? Celles qui veulent du soleil, de la mer, de la bonne cuisine et une ambiance méditerranéenne.

Inspirez-vous de mon voyage dans les Cyclades !

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Les Canaries : du soleil presque toute l’année

Pour maximiser ses chances de soleil en septembre, les Canaries sont une valeur sûre.

Tenerife, Lanzarote, Fuerteventura ou encore Gran Canaria permettent de varier les plaisirs : plages, paysages volcaniques, randonnées, petits villages et moments de farniente.

C’est aussi une destination que je trouve intéressante pour celles et ceux qui ne veulent pas passer leur séjour uniquement sur une plage. On peut facilement alterner entre une matinée de randonnée, un déjeuner tranquille et quelques heures au bord de l’océan.

Pour qui ? Celles qui veulent du soleil mais aussi découvrir des paysages et bouger un peu.

Inspirez-vous de mon voyage à Lanzarote !

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Le Portugal : pour mêler soleil et douceur de vivre

Le Portugal reste une excellente idée en septembre, notamment du côté de l’Algarve.

Falaises dorées, petites criques, villages blancs et longues soirées en terrasse : difficile de demander beaucoup plus à une destination de fin d’été.

Ce que j’aime au Portugal, c’est qu’on peut facilement transformer quelques jours de vacances en véritable road trip. On change de décor, on découvre plusieurs plages, on s’arrête dans un petit restaurant au hasard… et on profite simplement du rythme portugais.

Pour qui ? Celles qui aiment les voyages où l’on alterne découverte, gastronomie et farniente.

C’est typiquement le genre de destination que je choisirais pour une semaine où je n’ai pas envie de multiplier les visites et où mon programme idéal se résume à : petit-déjeuner tranquille, plage, déjeuner, sieste, baignade et dîner.

Et parfois, c’est exactement ce dont on a besoin.

Inspirez-vous de mon voyage à Lisbonne !

voyage à lisbonne blog upupup.fr

Si votre budget et votre temps vous permettent de partir plus loin, septembre ouvre aussi d’autres possibilités. L’île Maurice, par exemple, peut être une excellente option pour ceux qui rêvent de plages paradisiaques, tandis que certaines régions d’Asie ou d’Amérique centrale peuvent être intéressantes selon les conditions météo locales.

Mais attention : partir loin ne signifie pas automatiquement avoir du soleil. En septembre, certaines destinations connaissent encore leur saison des pluies ou des conditions météorologiques changeantes.

Avant de réserver, je vérifierais donc toujours la météo habituelle de la région, et pas seulement la météo moyenne du pays !

© Photographies upupup.fr

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15 juillet 2026

La baie de Quiberon

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Il y a deux côtes à Quiberon, et elles se tournent le dos. D’un côté, la Côte Sauvage, battue par l’Atlantique, où les vagues viennent se fracasser sur les rochers noirs sans jamais se lasser. De l’autre, la baie, calme, presque timide, comme si elle avait choisi de vivre à l’abri du tempérament de sa voisine. J’ai passé deux jours à faire l’aller-retour entre ces deux visages d’un même bout de terre.

L’esprit du port & de la côte sauvage 

On arrive sur la Côte Sauvage et on comprend immédiatement d’où vient son nom. Ici, pas de plage tranquille : des falaises basses, des criques encaissées, des rochers sculptés par des siècles d’assaut océanique. Le vent ne s’arrête jamais vraiment, même les jours « calmes ».

J’ai suivi le sentier côtier sans itinéraire précis, m’arrêtant à chaque crique qui me semblait mériter un détour. Le Port Bara, avec ses rochers roses et gris, est sans doute le point qui m’a le plus marqué : la lumière change en permanence selon les nuages, et la mer y prend des teintes qui vont du gris acier au turquoise en l’espace de quelques minutes.

Attention si vous marchez sur cette côte : les courants et les vagues peuvent être trompeurs, et certains sentiers longent des à-pics sans barrière. La beauté du lieu vient justement de cette absence d’aménagement, mais elle demande un peu de prudence.

Le lendemain, j’ai choisi de ralentir. Une matinée entière passée sur la grande plage de Quiberon, à observer les marées descendre et découvrir des étendues de sable immenses. À marée basse, on peut marcher très loin sur un sable ferme et humide, presque comme si la mer avait décidé de se retirer pour laisser place aux promeneurs.

C’est aussi le moment idéal pour observer les pêcheurs à pied, penchés sur le sable à la recherche de coques ou de palourdes, une activité qui semble ici faire partie du rythme naturel de la journée plutôt que d’être une simple attraction touristique.

L’après-midi, direction le port de Quiberon puis Port-Maria, d’où partent les bateaux vers Belle-Île-en-Mer. Je n’ai pas pris le bateau ce jour-là — une bonne excuse pour revenir. Mais regarder les silhouettes des îles au loin, en mangeant une crêpe sur le port, m’a suffi pour comprendre pourquoi tant de gens reviennent chaque année dans ce coin de Bretagne.

Ce que j’ai aimé 

Ce qui rend Quiberon particulier, ce n’est pas un monument ou un site précis : c’est ce contraste permanent entre deux ambiances, à quelques minutes de marche l’une de l’autre. On peut, dans une même journée, se laisser fouetter par le vent sur des rochers sauvages, puis s’allonger sur une plage aussi calme qu’un lac.

Ce qui frappe le plus à Quiberon, c’est la rapidité du basculement. Il suffit de traverser la presqu’île, large de quelques centaines de mètres à peine à certains endroits, pour passer d’un monde à l’autre. D’un côté le vacarme des vagues, de l’autre, presque immédiatement, le silence d’une eau qui semble ne plus bouger.

La baie de Quiberon, tournée vers le golfe du Morbihan, offre des plages de sable fin protégées, où l’eau reste étonnamment calme même quand l’Atlantique, à quelques minutes de marche, se déchaîne. C’est là que les familles s’installent, que les enfants jouent sans que personne ne s’inquiète des courants.

Je suis reparti avec l’impression d’avoir visité deux endroits en un seul, et l’envie de revenir pour prendre, cette fois, le bateau vers Belle-Île.

Envie d’y aller ? Privilégiez le printemps ou le début de l’automne pour éviter l’affluence estivale, très marquée à Quiberon. Le sentier des douaniers, qui longe toute la Côte Sauvage, se parcourt à pied ou à vélo et comptez une bonne demi-journée si vous voulez le faire dans son intégralité sans vous presser.

Pour organiser votre voyage, jetez un oeil à baiedequiberon.bzh !

Cote sauvage de Quiberon

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12 juin 2026

Martagny : une exposition à ciel ouvert

Festival photo martagny 2026

Il existe un endroit en Normandie où l’on tombe nez à nez avec un lion en pleine balade dominicale. Pas d’inquiétude : il s’agit d’un tirage photo grand format, planté sur un piquet de bois au détour d’un sentier. Bienvenue au Festival Photo de Martagny, entre vignes, forêts et prairies, l’un des rendez-vous les plus surprenants de l’été à 1h de Rouen et moins de 2h de Paris ! 

Un village de 130 âmes qui voit grand

Martagny, ce sont quelques maisons, un vallon verdoyant et une petite rivière qui serpente tranquillement. Rien ne prédestinait ce hameau normand à devenir, chaque été depuis 2018, le théâtre d’un des festivals photo les plus courus de la région. Cette année marque la neuvième édition, et l’ambition ne cesse de grandir : onze expositions disséminées sur cinq hectares de prairie, un parcours qu’on peut boucler en une heure si l’on presse le pas, ou qui peut facilement occuper toute une après-midi si l’on prend le temps de s’arrêter devant chaque tirage. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : quatorze mille visiteurs l’an dernier, et l’équipe organisatrice mise sur près de vingt mille cette année !

© Jean-Philippe BENOIT - Flashpix studio_1383

La rencontre qui marque

On ne s’attend pas à croiser un lion en marchant dans l’herbe haute normande, et pourtant. C’est l’un des tirages qui reste en tête après la visite : la lumière filtrée par les arbres tombe pile sur la crinière de l’animal, exactement comme l’avait pensé le photographe japonais Tateyuki Adachi au moment de la prise de vue. Un heureux hasard de mise en scène qui fonctionne à merveille avec l’éclairage naturel du sous-bois.

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Voici une des oeuvres de Tateyuki Adachi à découvrir sur place :

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Un peu plus loin sur le parcours, on retrouve Jean Gaumy, photographe de la célèbre agence Magnum, dont le travail sur Verdun côtoie les autoportraits réalisés par des jeunes accompagnés par l’institut médico-éducatif du coin. Ce mélange de grands noms de la photographie et de projets locaux donne au festival une identité singulière, loin des expositions muséales classiques.

Autre temps fort à ne pas manquer : dans l’église du village, une fresque collective prend forme au fil de l’été, composée de sommiers de récupération et de photos envoyées par les habitants eux-mêmes. Elle sera dévoilée dans son intégralité le dernier jour du festival.

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Le bon moment pour y aller

Contrairement à une visite en musée, ici l’heure de passage change vraiment l’expérience. À midi, le soleil tape directement sur les tirages et écrase un peu les contrastes. En fin de journée, vers 18h, la lumière rasante redonne du relief aux photos et transforme complètement l’ambiance du parcours. Un conseil : surveillez la météo avant de partir, une prairie détrempée après une averse peut vite compliquer la balade. Nouveauté 2026 : certaines soirées se prolongent plus tard que d’habitude, avec DJ et photocalls installés dans la prairie.

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Infos pratiques

Festival Photo Martagny (Eure) — jusqu’au 30 août 2026 Ouvert tous les jours de 11h à 19h Entrée libre, parking gratuit. À ne pas manquer aux alentours : Rouen à une petite heure de route, de quoi compléter la journée par une autre étape normande !

Pour organiser votre visite, rendez-vous sur festivalphotomartagny.fr !

© Jean-Philippe BENOIT - Flashpix studio_1364

Photographies © Jean-Philippe Benoit – Flashpix

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16 mai 2026

Brocéliande : une forêt magique

Val sans retour a Trehorenteuc

Toujours en Bretagne, cap sur Brocéliande, une forêt magique pour randonner !

Il y a des forêts qu’on traverse, et des forêts qu’on habite le temps d’une journée. Brocéliande appartient à la seconde catégorie. Officiellement, elle s’appelle forêt de Paimpont, s’étend sur environ 7000 hectares entre Rennes et Ploërmel, et n’a rien d’extraordinaire sur une carte.

Mais dès qu’on y met les pieds, quelque chose change…

La Fontaine de Barenton 

Je suis parti tôt, avec une carte approximative et le souvenir flou des légendes qu’on m’avait racontées enfant : Merlin, la fée Viviane, les chevaliers de la Table Ronde. La forêt de Brocéliande est censée être le théâtre de tout cela, sans que personne ne puisse dire avec certitude où s’arrête le mythe et où commence l’histoire.

Premier arrêt : la Fontaine de Barenton. La légende raconte que c’est ici que Merlin aurait rencontré Viviane, et que l’eau de cette source aurait le pouvoir de déclencher des orages si on la trouble. J’y ai trempé la main, un peu par jeu, un peu pas tout à fait par jeu. Le ciel est resté bleu. Mais debout devant cette petite source entourée d’arbres centenaires, l’histoire semblait soudain moins absurde qu’elle ne l’aurait été racontée ailleurs.

Le charme de Brocéliande, c’est que le décor rend les légendes crédibles. La lumière qui filtre à travers les feuillages, le silence, l’humidité qui monte du sol : tout semble fait pour qu’on y croie, ne serait-ce qu’un instant.

L’arbre d’or dans le Val sans Retour

En marchant vers le Val sans Retour, on comprend vite pourquoi ce nom lui a été donné. Le paysage change brusquement : les arbres cèdent la place à une lande rocheuse et aride, presque hostile après la douceur de la forêt. La légende veut que la fée Morgane y ait enfermé les chevaliers infidèles, incapables d’en ressortir.

Au cœur de ce val se trouve l’Arbre d’Or, une sculpture contemporaine en résine et feuilles de bronze, née après un grand incendie qui a ravagé la zone en 1990. C’est l’un des rares endroits où la légende et la mémoire bien réelle d’un événement se superposent directement : l’arbre commémore à la fois le mythe et la reconstruction de la forêt après le feu.

Le tombeau de Merlin

Le Tombeau de Merlin est, en réalité, un modeste dolmen à moitié effondré, niché discrètement sous les arbres. Rien d’impressionnant en apparence. Et pourtant, c’est peut-être l’endroit qui m’a le plus marqué : parce qu’il ne cherche pas à en imposer. Pas de panneau grandiloquent, pas de mise en scène. Juste quelques pierres, un peu de mousse, et le silence de la forêt tout autour.

Je m’y suis assise un moment. On raconte que Merlin y serait enfermé pour l’éternité par Viviane, prisonnier de son propre amour. Vraie légende ou récit du XIXe siècle popularisé par les romantiques ? Peu importe, à vrai dire. Ce qui compte, dans ce genre d’endroit, c’est moins la vérité historique que la manière dont un lieu arrive à faire vivre une histoire des siècles après qu’elle a été racontée pour la première fois.

Je suis reparti sans avoir vu ni l’Arbre des Hussards, ni le Miroir aux Fées, ni la moitié des sites que compte la forêt. Brocéliande ne se visite pas, en réalité : elle se traverse, un peu au hasard, en laissant les légendes guider les pas plus que les panneaux indicateurs.

Ce que j’en retiens surtout, c’est cette impression rare, presque enfantine, de marcher dans un lieu où le merveilleux semble encore possible. Pas besoin d’y croire vraiment. Il suffit de s’y promener assez longtemps pour sentir que, peut-être, quelque chose de la légende est resté accroché aux arbres.

Envie d’y aller ? Brocéliande se visite toute l’année, mais l’automne, avec ses couleurs et sa brume matinale, est sans doute la saison qui sert le mieux la magie du lieu. Comptez une journée complète pour enchaîner Fontaine de Barenton, Val sans Retour et Tombeau de Merlin à pied, et prévoyez de bonnes chaussures : les sentiers sont parfois humides et peu balisés.

Pour organiser votre voyage, jetez un oeil à destination-broceliande.com !

Sur les hauteurs du Val sans retour a Trehorenteuc

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Globe-trotteuse dès le vendredi soir, j'aime par-dessus tout m'échapper de Paris pour partager mes plus belles escapades en France et ailleurs !

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